Samedi 25 juin, 2h30 du matin, je ne peux plus dormir. Normalement, je devais me réveiller une heure plus tard pour partir rejoindre une amie en Anjou pour faire une petite balade de 30 km à vélo avec un groupe du site "OnVaSortir". Qu'à cela ne tienne, je prends mon temps pour me préparer, j'enfourche mon vélo et je pars avec une demi-heure d'avance sur mon horaire prévu. Je peine à trouver mon rythme alors j'appuye un peu plus sur mes pédales et commences enfin à me sentir bien.

Au levé du jour, la température baisse. Je ne me couvre pas plus que je ne le suis; un souvêtement manche longue plus un maillot léger pour le haut du corps et un cuissard court pour le bas. Je ne réduis pas ma vitesse ni mes efforts et attends patiemment que le soleil me réchauffe.

Ma première vraie pause, je l'ai faite en traversant la Mayenne, à Grez-Neuville. J'avais toujours de l'avance sur mon horaire et si je continuais à cette vitesse, je serais arrivé au rendez-vous à 11h30. J'aurais ainsi le temps de déjeuner et de faire une sieste avant que tout le monde n'arrive, à 14h30. Ma nuit ayant été courte, seulement deux heures de sommeil, la sieste serait la bienvenue.

La balade de 30 km à vélo devait être un safari photo mais une seule photo s'enregistra sur mon téléphone et en plus, elle y restera car elle doit faire parti de mes fichiers abîmés; impossible d'envoyer par mms ou de mettre sur mon ordinateur. Ce sera donc un safari photo sans photo.

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Mon vélo version bikepacking

Après un bon pique-nique où j'avais oublié mon gâteau à la rhubarbe, je repris la route à 19h; direction la Loire et à Angers, retour à la maison. Mon but était de rouler 400 km en moins de 24 heures mais, avec le pique-nique qui s'était éternisé, j'avais pris beaucoup de retard, de plus, je me battais contre le vent. J'ai roulé aussi vite que j'ai pu jusqu'à 23h30 environ, peut-être un quart d'heure de plus mais, avant minuit, mes forces disparurent. Je roulais sur la réserve et il me restait moins de 80 km. Les jambes tenaient le coup mais je m'endormais. Je luttais pour tenir sur mon vélo mais mes paupières se fermaient régulièrement et de plus en plus longtemps. Il fallait que je m'arrête et que je me repose, que je dorme un peu avant de repartir. Il faut dire que j'ai du bol car à chaque fois que je pars sur ce genre de virée, il se trouve qu'il y a des fêtes partout; pour dormir, ce n'est vraiment pas l'idéal. Je continuais donc jusqu'à trouver, enfin, un banc au sec et à l'écart de la populasse. Je m'endormais pour un cycle de sommeil (1h30) et après quelques étirements et une petite marche pour me réveiller, je repris la route. J'avais déjà roulé 340 km et il m'en resté 40 pour rentrer. En temps normal, en deux heures, j'étais chez moi mais la fatigue me rattrapa rapidement et je dûs de nouveau me coucher.

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Halte nautique de Port de Roche

Mon dernier réveil se fit sur le bord de la Vilaine, à ce moment, il ne me restait plus que 18 km. Le soleil ayant fait son apparition, il raviva mes forces mais ce n'est pas pour ça que je battis un record de vitesse.

Du coup, il me fallu 6 heures pour parcourir les 40 derniers km. Etant parti la veille à 3h35, je mis plus de 24 heures pour ce parcours où je rentrais à 7h30.

En conclusion, je suis capable de rouler 400 km en moins de 24 heures mais cette année, c'est l'année des défis ratés !