Les périples du dragon rouge

01 juillet 2016

380 km fini dans la souffrance

Samedi 25 juin, 2h30 du matin, je ne peux plus dormir. Normalement, je devais me réveiller une heure plus tard pour partir rejoindre une amie en Anjou pour faire une petite balade de 30 km à vélo avec un groupe du site "OnVaSortir". Qu'à cela ne tienne, je prends mon temps pour me préparer, j'enfourche mon vélo et je pars avec une demi-heure d'avance sur mon horaire prévu. Je peine à trouver mon rythme alors j'appuye un peu plus sur mes pédales et commences enfin à me sentir bien.

Au levé du jour, la température baisse. Je ne me couvre pas plus que je ne le suis; un souvêtement manche longue plus un maillot léger pour le haut du corps et un cuissard court pour le bas. Je ne réduis pas ma vitesse ni mes efforts et attends patiemment que le soleil me réchauffe.

Ma première vraie pause, je l'ai faite en traversant la Mayenne, à Grez-Neuville. J'avais toujours de l'avance sur mon horaire et si je continuais à cette vitesse, je serais arrivé au rendez-vous à 11h30. J'aurais ainsi le temps de déjeuner et de faire une sieste avant que tout le monde n'arrive, à 14h30. Ma nuit ayant été courte, seulement deux heures de sommeil, la sieste serait la bienvenue.

La balade de 30 km à vélo devait être un safari photo mais une seule photo s'enregistra sur mon téléphone et en plus, elle y restera car elle doit faire parti de mes fichiers abîmés; impossible d'envoyer par mms ou de mettre sur mon ordinateur. Ce sera donc un safari photo sans photo.

monvélo

Mon vélo version bikepacking

Après un bon pique-nique où j'avais oublié mon gâteau à la rhubarbe, je repris la route à 19h; direction la Loire et à Angers, retour à la maison. Mon but était de rouler 400 km en moins de 24 heures mais, avec le pique-nique qui s'était éternisé, j'avais pris beaucoup de retard, de plus, je me battais contre le vent. J'ai roulé aussi vite que j'ai pu jusqu'à 23h30 environ, peut-être un quart d'heure de plus mais, avant minuit, mes forces disparurent. Je roulais sur la réserve et il me restait moins de 80 km. Les jambes tenaient le coup mais je m'endormais. Je luttais pour tenir sur mon vélo mais mes paupières se fermaient régulièrement et de plus en plus longtemps. Il fallait que je m'arrête et que je me repose, que je dorme un peu avant de repartir. Il faut dire que j'ai du bol car à chaque fois que je pars sur ce genre de virée, il se trouve qu'il y a des fêtes partout; pour dormir, ce n'est vraiment pas l'idéal. Je continuais donc jusqu'à trouver, enfin, un banc au sec et à l'écart de la populasse. Je m'endormais pour un cycle de sommeil (1h30) et après quelques étirements et une petite marche pour me réveiller, je repris la route. J'avais déjà roulé 340 km et il m'en resté 40 pour rentrer. En temps normal, en deux heures, j'étais chez moi mais la fatigue me rattrapa rapidement et je dûs de nouveau me coucher.

IMG_20160626_055908

 

Halte nautique de Port de Roche

Mon dernier réveil se fit sur le bord de la Vilaine, à ce moment, il ne me restait plus que 18 km. Le soleil ayant fait son apparition, il raviva mes forces mais ce n'est pas pour ça que je battis un record de vitesse.

Du coup, il me fallu 6 heures pour parcourir les 40 derniers km. Etant parti la veille à 3h35, je mis plus de 24 heures pour ce parcours où je rentrais à 7h30.

En conclusion, je suis capable de rouler 400 km en moins de 24 heures mais cette année, c'est l'année des défis ratés !

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17 mai 2016

Flèche Limousine

En préparation de notre voyage d'été, je suis parti reconnaître le chemin que nous allons emprunter. Départ de bonne heure après un bon petit déjeuner. Les sacoches sont pleines. L'homme est motivé et le temps semble sourire à ce projet.

100_0377Petits pains au lait fait maison; ils tiendront les 4 jours de voyages.

100_0378N'ayant pu installer le low rider, j'ai enlevé les sacoches avant. Il reste la sacoche de guidon pour le petit matériel (appareillage électronique, entre autres).

100_0379Dans la sacoche de droite, le couchage et des habits de rechange, dans celle de gauche, les victuailles et au milieu la tente qui a passé 1 000 km accroché sur le porte-bagage sans en bouger.

 

1er jour : Bruc sur Aff - Cussay (292 km)

 

Je suis parti sur des routes que je connaissais bien, des rêves plein la tête, pressé d'être déjà au moins 100 km plus loin. Le temps ne semblait pas bouger. Le vent ne voulait pas m'embêter. L'idylle pouvait commencer !

 

IMG_20160512_111955Première halte

Pour notre première halte de cet été, deux options s'offre à nous. Il faudra que j'y retourne pour étudier ça de plus près. Ce n'est qu'à 70 km de la maison, ce n'est pas trop loin. De ces deux options, le choix de l'itiniraire du jour suivant se jouera. J'aurais peut-être un peu plus de km à pédaler pour trouver le meilleur itinéraire mais comme ça me fait prendre l'air, ça me donne le sourire.

A l'approche de la Loire, le temps devient plus menaçant. Des gouttes d'eau se font sentir; la pluie s'inviterait-elle au voyage ???

IMG_20160512_124716Un vélo pour géant ;)

IMG_20160512_125918Saint Florent le vieil vu du côté de Varades

IMG_20160512_131304Pause déjeuner à Saint Florent le Vieil

J'avais décidé de déjeuner sur les bords de Loire. Il était 13h lorsque je traversa celle-ci. J'avais déjà essuyé quelques petites averses. En fait, elles étaient de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que je m'approchais de la Loire. J'eus de la chance de déjeuner au sec car il a plu avant mon arrivée et il a plus quand je suis reparti.

IMG_20160512_134559Ingrandes

La Loire m'a vu naître, elle m'a vu grandir et j'espère qu'elle me verra aussi mourir. Elle et moi, c'est une grande histoire d'amour. Je ne me lasse pas d'admirer ses paysages magnifiques. C'est un passage incontournable lors de mes voyages; que ce soit à sa source ou son estuaire.

IMG_20160512_152335Au sud d'Angers; dépaysement garanti et surtout un havre de paix pour qui veut s'éloigner du tumulte de la ville.

IMG_20160512_175528Option Loire à vélo par la rive nord de la Loire.

IMG_20160512_181023Toujours les bords de Loire; s'il n'y avait pas la route avec le passage des voitures juste au dessus, on se croirait ailleurs, dans une autre contrée, un autre monde ...

Je remonte encore et encore la Loire, me rappelant les souvenirs de mes anciens passages et repère les lieux de bivouac que j'ai coché sur la carte. J'en enlèverai un qui trop près d'un camping.

Je traverse le sud d'Angers (les parties routières) en accélérant. Je n'aime pas l'excitation citadine, elle me stresse. La pluie reste fine mais bien présente. Je suivrais bien les panneaux de la Loire à vélo car c'est par là que nous passerons. Je repère les points d'eau, les toilettes et les boulangeries (non, je ne suis pas gourmand !!!)

A Gennes, nous nous ravitailleront pour le bivouac du soir que nous ferons de l'autre côté de la Loire, à Rosière sur Loire. Il y a un parc pour enfant et ensuite, nous pourrons nous installer tranquillement sur les bords de Loire avant de reprendre notre route ... Le chemin suit la Loire jusqu'à l'entrée de Saumur. Ce fut un plaisir de le découvrir car oui, je découvrais la rive nord de cette partie de la Loire. Mon côté VTTiste s'est bien amusé pendant ces km de sentiers de sable, cailloux, herbes, terre, boue et pavés (cette été, avec la remorque, ce sera plus délicat à aborder).

Saumur, je traverse sans me tromper de route, pour une fois. Je fais un repérage rapide. Nous nous attarderons plus longuement cet été et je connais cette ville depuis mon plus jeune âge (même si je m'y perds toujours). Je continue le long de la Loire. Si j'ai bien calculé, nous n'aurons pas plus de 2 km de route à partager avec les voitures mais ça nous évitera de grimper dans les coteaux. Nous aurons notre lots d'ascensions dans le Limousin.

Je m'arrête à Savigny en Véron pour dîner. Il doit être 20h ou 20h30, 220 km au compteur. Deux choix s'impose à moi; rester sur place, me reposer et repartir frais et dispo demain ou continuer. Seulement 220 km au compteur ... J'avais prévu 250 km minimum par jour. Je crois que ce fut ma première erreur; reprendre le vélo et rouler jusqu'à ce que la nuit m'enveloppe de son sombre manteau et la pluie me transforme en serpillière.

En traversant Chinon, j'ai pu apprécier son architecture. Il est clair que nous allons y passer quelques heures cet été ...

La nuit est là, accompagné de dame pluie et monsieur vent. Je suis sur une terre inconnue. Je ne trouve pas d'abri et donc j'hésite à sortir ma carte. Je finis donc par me tromper de route. Je n'aime pas faire demi-tour. Je prends une petite route pensant rattraper mon itinéraire. Ca descend dure. Je croise les doigts pour ne pas avoir à la remonter. Debout sur les freins, je viens d'atterir dans un chemin de terre. Le vélo part de travers. Je contrôle, crie intérieurement. Je ne veux pas me payer cette côte descendue si vite. Je suis curieux. Je continue sur le chemin, de nuit, sous la pluie. Il mène bien quelque part ??!!! Il débouche sur une route. Je prends à gauche puis aperçois des panneaux derrière moi alors je fais demi-tour. Ce que je lis sur ces panneaux à remonter des souvenirs datant d'un an, quand je commençais à dessiner l'itinéraire de ce futur voyage à vélo en famille en Limousin. Je ne suis jamais venu auparavant mais comme je m'étais penché sur la possibilité de prendre les circuits locaux pour éviter les grands axes, je découvris avec bonheur que j'allais dans la bonne direction. Bon, j'aurais dû continuer tout droit en arrivant à Sainte Maure de Touraine mais parfois, je ne contrôle pas tout ce que décide mon cerveau. Il ne doit pas être loin de minuit et je trouve un couple en train de fumer leurs clopes sous le porche de leur maison, je suis dans une impasse donc voir un randonneur à vélo passer devant chez eux les a surpris un peu mais j'ai tenté ma chance et grâce à eux, j'ai retrouvé ma route. Même en retournant sur mes pas, je n'arrivais plus à me souvenir d'où je venais; la fatigue oeuvrait !

A chaque village, je cherche un abri. A Sainte Maure de Touraine, il y avait trop de lumière et surtout trop de gens éveillés. Village après village, je ne trouve pas d'abri où je pourrais passer la nuit et pourtant, je peine à rester en équilibre sur mon vélo. La tenue de pluie m'a donné chaud mais à chaque coup de vent, le froid me glace les muscles. Cussay, je tourne et retourne dans les rues du village. Un seul abri de bus avec un banc même pas assez grand pour que je m'y allonge. Je m'y installe quand même. Je serais dérangé la pluie, les rafales de vents, les quelques voitures et camions qui passaient par là. Finalement, même si j'y suis resté 2h30, j'ai dû me reposer seulement 10 minutes.

 

2ème jour : Cussay - Saint Léonard de Noblat (260 km)

Il est 4 heures du matin quand je repars tout mouillé et à peine reposé de la vielle. Direction le Grand Pressigny où débute une véloroute devant me mener à Le Blanc sur "la voie verte" (c'est son nom).

IMG_20160513_061142L'Aigronne au point du jour; le Grand Pressigny.

Si j'avais roulé 13 km de plus, j'aurais trouvé refuge au Grand Pressigny mais fallait-il le savoir ...

Je suis sur la soit disant véloroute qui, en fait, est intégrée dans plusieurs boucles de vélo promenade locales; d'abord la 11, ensuite la 6 et ... Je me suis perdu. J'ai fini par activer ma connexion internet et remarquer que j'étais à plus de 10 km de la voie verte que je cherchais. Je décide de couper et de la rattraper plus loin mais toutes les routes menant à ma destination sont barrées. Grrr !!! Pluie, vent, voitures ... Je me retrouve sur une départementale roulante pour retourner sur Le Blanc. Je récupère finalement la voie verte. Jusqu'à Ruffec, c'est un revêtement roulant qui me permet de me reposer tout en pédalant mais après, trous et cailloux viennent accroître ma fatigue. A Ciron, je vois enfin une boulangerie (nombre de villages traversés se trouvent orphelins de boulanger, c'est dur pour le voyageur affamé ou qui veut se remonter le moral avec une petite gourmandise). J'ai fait mon gourmand, j'ai englouti deux pains au chocolat, un pain suisse et un pain au raisin; j'ai abusé !

IMG_20160513_083331"la voie verte" avant Le Blanc.

"La voie verte", je l'ai trouvé avant Le Blanc, à Tournon-Saint-Pierre, pas sans difficulté ... Je l'ai quitté à Pouligny-Saint-Pierre pour essayer de trouver une boulangerie et c'est à ce moment où j'ai commencé à pendre la mauvaise direction. Mais, je l'ai reprise à Le Blanc. Sur la photo, on verrait presque la pluie tomber. C'était risqué de sortir le téléphone avec cette pluie mais je voulais cette photo.

IMG_20160513_121907Saint Gaultier et la Creuse, avant d'arriver à Argenton sur Creuse.

IMG_20160513_121921Dernier pont traversant la Creuse et fin de la voie verte.

Arrivée à Argenton par des petites routes que je ne connaissais pas. Franchement, elles valaient le détour. Je n'ai pas pris de photo voulant laisser la surprise de la découverte à ma petite famille cet été mais nous n'y passerons pas. Cette "voie verte" est affreuse. Elle est parfaite pour le baroudeur que je suis mais quasiment impraticable pour une famille avec carriole et jeunes enfants. J'y retournerai peut-être pour prendre des photos ...

Sorti d'Argenton par une départementale fréquentée, direction Eguzon et le début des festivités. Première vraie ascension ! Je suis fatigué, crevé, mort et pourtant, j'ai le sourire au lèvre, le soleil au coeur (malgré la pluie qui tombe toujours) et j'avale cette pente avec bonheur malgré la charge de bagages.

IMG_20160513_145956Crozant

Arrivée à Crozant, je fais une pause; d'abord photo puis pour me restaurer. Crozant devait être un passage obligé pour cet été mais il n'en sera rien. C'est un détour trop périlleux pour une famille.

Je repars donc en direction de La Souterraine par les petites routes. Les jambes ont mal, très mal et ça grimpe. La pluie redouble d'intensité. Je cherche des abris mais apparemment, dans le Limousin, les abris, ils ne connaissent pas. Mes freins lâchent dans une descente. Je les tourne, les bricole et repars. Je vois la gomme partir à vitesse grand "V". Vont-ils tenir ? J'ai aussi compris pourquoi ils ne coûtaient pas chers quand je les ai acheté. Quand je rentrerai, je mettrai de nouveaux patins de freins plus de haut de gamme ... Si je rentre !

La pluie, la fatigue, les freins, les pneus qui n'aiment pas la pluie et les parties grasses de la route me font perdre tout cet engouement que j'avais à venir en Limousin pour enfin me faire quelques ascensions et quelques descentes de malades.

Je suis trempé jusqu'au os mais le pire, c'est qu'à mon dernier arrêt, j'ai mal remis le bas de mon pantalon de pluie et toute l'eau a coulé dans mes chaussures. Il me reste 600 km à faire avec les pieds humides. J'aime les galères en voyage mais celle-là, je m'en serais bien passée. D'ailleurs, elle me portera préjudice bien plus tard, à 10 km de chez moi, où un mal de pied m'empêchera de continuer de pédaler (après un km à marcher à côté du vélo, je pus remonter sur mon vélo et rentrer)

A La Souterraine, je me refugie sous le porche du bâtiment du cirque Valdi. La pluie tombe drue et n'a pas l'intention de s'arrêter. Je mange un peu, essaie de me reposer malgré le flot incessant de voitures et prends mon courage à deux mains pour remonter sur mon vélo. Je connais La Souterraine, je prends donc les toutes petites routes pour en sortir mais là, des voitures y circulent. A La Souterraine, tout se fait en voiture ...

Bénévent l'Abbaye, je trouve un refuge juste à côté de l'abbaye, à l'abri des regards mais, malheureusement, la toiture est en très mauvaise état et je ne pourrais pas y passer la nuit. Après avoir dîner, je décide donc de reprendre la route. Dommage, que cette pluie m'est mis le moral dans les chaussettes (trempées) car c'est la partie de ma virée que j'attendais, j'allais enfin avoir du dénivelé.

La pluie, toujours la pluie ... Grimper n'est pas toujours chose aisé pour le cycliste. Lorsqu'on rajoute des bagages, on augmente la difficulté et on doit développer plus d'effort alors lorsqu'on a une tenu de cosmonaute, le corps surchauffe rapidement. Il a fallu que je régule au mieux mes efforts si je voulais continuer et comme je ne voulais pas rester au milieu de nulle part sous la pluie, j'ai levé le pied dans les ascensions et j'évitais de prendre trop de vitesse dans les descentes; pour éviter de prendre froid, parce que mes freins ne freinaient presque plus et mes pneus glissaient toujours autant.

Arrivée à Champtnétry, je devais passer la nuit chez un ami mais minuit sonnait que je passais devant chez lui et il dormait alors je suis parti à la recherche d'un endroit où passer ma nuit. Finalement, je dormirais sous le square de Saint Léonard de Noblat, enfin, sur ses marches, le seul endroit de sec et à peu près protégé du vent lorsqu'on s'y allongeait. J'ai réussi à dormir deux cycles d'une heure et demi, avec un réveil entre les deux, ce qui me permis de récupérer suffisamment pour reprendre la route à petite vitesse.

 

3ème jour : Saint Léonard de Noblat - Thuré (169 km)

Direction Ambazac, à jeun. Pourquoi à jeun ? Je voulais tester et je n'avais pas envie de déballer mes affaires ! Arrivée à Ambazac, j'ai dû faire une pause de 5 minutes sinon je m'écroulais. Je me mis ensuite à la recherche d'une boulangerie; une envie de pain au chocolat et pain au raisin. Même à Ambazac, les boulangeries artisanales ont fermé mais, malheureusement pour eux et heureusement pour moi, une boulangerie industriellement y a ouvert ses portes. Les prix sont moindres mais la qualité aussi. Du coup, je me suis arrêté dans une supérette pour m'acheter une gâche aux pépipes de chocolat et deux tablettes de chocolat noir aux noisettes. Comme j'avais une heure à battre avant l'ouverture de la superette, j'en ai profité pour nettoyer les dégâts causés par la pluie et le bicarbonate de soude (j'emmène toujours un flacon de bicarbonate de soude avec moi car ça sert à tout mais à chaque fois, le flacon s'ouvre, pourtant ils sont durs à ouvrir). Le régulateur USB2BYK tout neuf et les accus ont morflé. J'enrage ! Du coup, mon téléphone ne se chargera plus correctement et pire, il se déchargera. Il succombera après Angers ! (Je l'ai ressuscité en arrivant chez moi.)

IMG_20160514_071436Le Taurion, après Saint Martin Terressus

Nous sommes samedi. Météo France avait annoncé des éclaircies. Entre 8h et 9h, j'ai aperçu le soleil mais à 9h, il s'est remis à pleuvoir. Je voulais aller mettre les pieds dans l'eau au lac de Saint Pardoux, ce sera pour une autre fois. D'ailleurs, il n'y avait pas un chat ... C'est rare !

IMG_20160514_120323Traversée de la Gartempe.

IMG_20160514_120334La Gartempe

IMG_20160514_130209Arrivée à Le Dorat

IMG_20160514_130655Collégiale Saint Pierre

IMG_20160514_130708Colégiale Saint Pierre

IMG_20160514_130715Collégiale Saint Pierre

IMG_20160514_131313Le Dorat, l'Ostension

IMG_20160514_131346Le Dorat, parement des entrées pour l'ostension.

Je continuais ma route sur le retour avec la sensation d'oublier quelque chose. J'avais envie de plus mais je ne pouvais pas. La fatigue m'a empêché de réfléchir correctement et finalement, je rentrais. Où était passé l'aventurier ?

Je continuais tout de même ma mission première, faire du repérage pour le voyage de cet été. Mais il faudra que j'y retourne car la départementale qui relie Le Dorat à Montmorillon est trop fréquentée et puis, passer par Bourg Archambault serait plus intéressant sur beaucoup de points.

IMG_20160514_151612Haims

IMG_20160514_173318Histoires et contes sont au rendez-vous dans ce pays.

IMG_20160514_191541La Puye

Je m'inquiète pour mon téléphone. Plus j'avance et plus il se décharge. Combien de temps va-t-il encore tenir ? Bientôt Chatellerault, je décide de débrancher le téléphone du régulateur et de laisser uniquement les accus se charger, une fois arrêté, je rebrancherais mon téléphone en arrêtant toutes les applis gourmandes.

J'arrive à Chatellerault par les petites routes et les panneaux m'indiquent la direction des grands axes ou un centre commercial. Il y a une autre direction où rien n'est indiqué mais ma curiosité ne m'y pousse pas. Je comprendrais, après être passé devant le centre commercial et les cités de Chatellerault que c'était la direction non indiquée qu'il fallait prendre. D'ailleurs, il faut aussi chercher pour trouver la voie verte. Je l'ai empruntée à Besse, quelques km après Chatellerault car je ne l'ai pas trouvée avant et encore, rien ne l'indiquait. Chouette voie !!! Il y a des aires de pique-nique avec des parking à vélo. Au bout de plusieurs km, je décide de m'arrêter et de dîner. La fatigue étant de retour, je décide de sortir mon duvet et je m'allonge dans l'herbe, sur le bord de la voie verte. J'avais décidé de repartir après m'être reposé mais j'étais tellement bien que, finalement, j'y suis resté. Je me suis couché avec un ciel gris, en croisant les doigts pour qu'il ne pleuve pas car j'avais étendu mes chaussettes et je me suis réveillé avec des étoiles plein les yeux. Je me suis rendormi et réveillé quelques heures plus tard avec toujours autant d'étoiles dans le ciel. J'étais heureux. Il faisait frais, j'étais au chaud dans mon duvet. Les étoiles m'émerveillaient et les sons de la nuit me berçaient. Je me levais juste avant l'aube et repris le vélo au point du jour.

 

4ème jour : Thuré - Bruc sur Aff (271 km)

 

IMG_20160515_070932La voie verte aux alentours de Monts-sur-Guesnes

IMG_20160515_070940La même voie verte

IMG_20160515_073947Séchage des chaussettes sur cornes de guidon et porte-bagage

IMG_20160515_075004Toujours la voie verte avec du soleil

J'ai merveilleusement bien dormi. J'ai repris la route avec le soleil. Le moral revenait mais j'avais lâché l'idée de continuer mon repérage. Je ne voulais plus qu'une chose, rentrer à la maison. J'ai donc continué la voie verte jusqu'au bout et j'ai ensuite pris la route, jusqu'à Loudun dans un premier temps où je me suis arrêté pour m'acheter mes tablettes de chocolat et de la brioche aux pépites de chocolat (non, je ne suis pas gourmand); j'avais envie de fruits aussi mais dans la nuit, j'ai perdu une des maigres piécettes que j'avais et du coup, je me retrouvais avec très peu de monnaie, il fallait donc faire un choix entre les fruits et le chocolat (non, je ne suis pas gourmand).

Après Loudun, Montreuil-Bellay par la départementale; c'est fou ce que ça peut faire du bien de rouler sur une route avec un bon revêtement. Juste avant Montreuil, je me suis arrêté dans des toilettes publiques pour me changer; j'allais enfin pouvoir rouler en tenue légère ! (Vive les coups de soleil à l'arrivée !)

Je voulais continuer par la grande route jusqu'à Angers mais finalement, je pris la décision de bifurquer en direction de la Loire à Montreuil, malheureusement, je me suis trompé de sortie et je me suis retrouvé sur la route de Saumur, un dimanche ensoleillé, l'horreur en terme de circulation. J'ai repris les petites routes jusqu'à Gennes où j'ai déjeuné avec l'histoire.

IMG_20160515_124340Dolmen de la Magdeleine (déjeuner avec l'histoire)

J'envoyais mon dernier message (texto). Mon téléphone venait de passer en mode économie d'énergie. Je reprenais les bords de Loire jusqu'à Bouchemaine (Angers). Il y avait du monde partout et aussi des vélos (passage obligatoire de la Loire à vélo). Je n'aime pas le monde mais je devais me restaurer avant de repartir. Mon téléphone s'arrêtera quelques km plus loin. Là encore, je pris le chemin le plus court pour rentrer chez moi, la départementale et pour un dimanche, je trouvais qu'il n'y avait pas trop de voitures. J'appris le lendemain que nous étions le lundi de la Pentecôte (ceci expliquait cela).

J'entrais dans un mode automatique (ou presque, l'un de mes accoudoir de mon cintre triathlon venait de casser). Pédalage en rythme suffisamment soutenu, le nez dans le guidon, mon but était de rentrer.

Dernière pause à Candé; j'ai cru à un moment que je ne serais pas chez moi avant 23h et finalement, je roulais à un bon train. J'ai même cru que j'allais rentrer à 21h ou 21h30 mais une pédale se bloqua. Un galère de plus; ça roulait trop bien pour durer. Je suis passé du mode cycliste au mode mécanicien en un rien de temps, ça m'en a même surpris. D'habitude, je tourne en rond à réfléchir et en espérant que ça se fasse tout seul avant de m'y mettre mais là, je posais mon vélo par terre, sorti mes outils (je n'avais pas ma clé pour démonter les pédales alors je l'ai laissée sur sa manivelle). J'ai démonté le contours de la pédale (je me disais à ce moment que si mon téléphone avait encore fonctionné que je me serais amusé à prendre des photos pour faire un petit tutoriel), enlevé le capuchon de mon roulement (je pensais en chier mais il est venu tout seul) et j'ai remarqué que mon contre écrou s'était desserré, du coup, l'écrou principal s'était resserré contre le roulement, ce qui empêchait la pédale de tournait. Je n'avais pas les outils adéquates mais la pédale fut gentille et elle s'est laissée faire. Je suis reparti et j'avais mal aux jambes; mal un peu par l'effort consenti mais surtout par les coups de soleil. Le soleil qui m'avait donné de son énergie pour que je puisse rouler plus vite, me grillait la peau comme si j'étais un poulet qu'il voulait engloutir pour son dîner.

En parlant de dîner, je sautais le mien intentionnellement pour me préparer des crêpes au chocolat en arrivant mais pour cela, il fallait arriver vite, très vite. Les 40 derniers km, je passais sur du gros braquet et je tournais les pédales à environ 90 tours minute. Il me fallait rouler vite, très vite et l'idée de manger de bonnes crêpes au chocolat me motivait amplement. Et pis, je me suis posé une question : vais-je tenir ce rythme 40 km ? J'ai repensé aux crêpes au chocolat !

Arrivée à la Vilaine, il ne me restait que 18 km à parcourir. J'avais mal aux jambes et le soleil venait d'enfiler son pyjama. Il fallait que je rentre avant qu'il ne se mette au lit mais il bu sa camomille et parti se coucher. Aussitôt au lit, aussitôt il tira les couvertures à lui. Un vent glacial vint me rappeler que j'avais mal aux jambes et que j'avais encore les pieds mouillés. D'un coup d'un seul, le vélo se stoppa. Je mis pied à terre. Mes crêpes au chocolat venaient de s'évanouir. Il m'a fallu marcher un bon km pour réchauffer mes jambes et enlever la douleur à mon pied causé par l'eau et l'appuie sur la pédale. Quand je remontais sur mon vélo, je n'arrivais plus à avancer mais je réussi à rentrer un peu avant 22h30, heureux d'être enfin à la maison.

Conclusion

Je vais devoir repartir pour finir le repérage du trajet du voyage de cet été mais ce coup-ci, par beau temps et non sous la pluie. Je partirai en mode bikepacking, c'est-à-dire, moins de bagage pour être le plus léger possible (juste une sacoche de porte-bagage et mon duvet). Légèrement rimant souvent avec rapidité, j'en profiterais peut-être pour me lancer un nouveau défi (300 ou 400 km d'une traite).

Ne plus faire confiance à météo France !!!

Dans l'ensemble, je me suis amusé et j'ai vu de très beaux paysages et c'est surtout pour ça que je pars à vélo, pour les paysages.

J'ai roulé 1 000 km en 4 jours.

Refaire le Limousin par beau temps pour aller m'éclater sur ses "petites pentes" !

 

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20 janvier 2016

Flèche ligérienne

Samedi matin, 9h, j'enfourche mon VTT pour un petit retour sur les bords de Loire, histoire de faire remonter d'agréable souvenirs ...

Il faisait froid et les routes glissantes ne purent s'empêcher de me faire comprendre que mes pneus ne suportaient pas ces températures si basses ... Le souvirage à vélo, c'est ... Comment dire ... Le truc qui vous réveille si vous ne l'étiez pas avant. Du coup, en passant dans certaines villes, comme le Grand Fougeray, on me regardait bizarrement car je prenais mes virages bien large.

IMG_20160116_103654première pause pipi, mon vélo me semble bizarre, je l'ai encore modifié.

Avec le soleil, la route fut plus agréable à parcourir sur les vallons de Loire-Atlantique. Je suis repassé par tous les endroits où j'ai vécu et ai remarqué tous ces changements qui souvent, détruisent la beauté naturelle de l'environnement. Je trouve que ça manque de plus en plus de chaleur et de vie, nos contrées, aujourd'hui.

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Deuxième pause, étang des Provostières, l'une des réserves d'eau du canal de Nantes à Brest et aussi notre première halte de notre futur voyage à vélo familiale, l'été prochain.

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Riaillé, vu des hauteurs.

J'ai remarqué, avant d'arrivée sur les bords de Loire, que la campagne, à l'approche des agglomérations en développement, devenait une véritable décharge. On trouve de tous dans les fossés bordant les routes; animaux morts, sacs plastiques, emballages en tout genre, vieux matelas, fringues, polystyrène et j'en passe. Mais le pire, ce sont les menus McDo qui sont jetés directement depuis la fenêtre des voitures; en 200 km, je n'avais pas assez de doigts sur mes deux mains pour les compter.

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le pont d'Ancenis

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La Lune voulait se mêler à la fête.

J'étais heureux d'arriver mais là encore, les changements me firent déchanter. Les pistes cyclables ne sont pas entretenues comme elles le devraient, pire, certaines qui avaient une enrobée, se retrouvent nues. Je me souviens du roller que je faisais avec ma compagne enceinte à l'époque ... Maintenant, il faudrait patiner sur la route et encore, les automobilistes ne veulent pas la partager leur route; après plusieurs queues de poisson, je me suis dit que ce n'était plus une coïncidence, ils ne veulent pas de cyclistes sur les routes. (en quelques années, la mentalité a bien changé)

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La Loire à Ancenis

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Le château de Champtoceaux

IMG_20160116_145032L'église de Oudon, je voulais aussi prendre la tour sur sa gauche et qui fait sa réputation mais mon appareil s'est éteint à ce même moment.

A partir de là, ça sent bon le retour. Il fait froid et je me suis trop couvert, du coup, je transpire au moindre effort et le froid me glace ensuite ... Bizarrement, ici, les cyclistes croisés ne veulent pas me rendre mon salut; serait-ce à cause de mon drôle d'engin ?

Commençant à en avoir marre des voitures, je décide de me rallonger un peu et de prendre le canal de Nantes à Brest. Après avoir bavé devant les 4 boulangeries de Nort sur Erdre, je m'engage sur le halage, pour 80 km.

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100_0235Il y a des passages interminables sur le canal, de longues lignes droites mais c'est plus agréable de pédaler ici que dans le flot de véhicules que l'on retrouve même sur les toutes petites routes. La voiture est devenu envahissante ...

Il faudrait vraiment que j'investisse dans une Go-Pro. Juste avant la tombée de la nuit, j'ai failli être victime d'un accident de la circulation. Deux biches toutes guillerettes, ont failli me renverser pour aller plonger dans le canal. Une fois sur l'autre berge, l'une des deux s'est retournée et m'a regardé d'un air surpris avant de détaller sans demander reste.

Un peu plus tard, une lumière s'approchait dans la nuit qui était finalement tombée. Je croyais qu'un autre cycliste tentait l'aventure canal de nuit mais en fait, c'était une jeune fille avec un panier. Pas très loin derrière, un couple de renards semblaient flairer une piste. Etait-ce l'odeur de victuailles qu'il y aurait pu y avoir dans le panier de la demoiselle ? Toujours est-il qu'ils ont détallé en me voyant.

Guenrouet, Enfin, il ne me reste plus que 60 km. J'étais pressé de rentrer mais l'aventure n'était pas fini. J'allais suivre l'Isaac qui fut en crue encore quelques jours auparavant et je m'en aperçus rapidement. Mon Dakar commençait. Entre Guenrouet et Fégréac il y a un nombre de km assez important et quasiment aucune route pour sortir du halage ... Après avoir porté mon vélo pour passer par dessus un arbre tombé en travers du halage juste après Blain, j'allais batailler pour tenir mon vélo en évitant les branchages et troncs charriés par la crue et me barrant le passage. Maintes fois j'ai failli finir dans l'Isaac, roulant sur une portion large de 50 cm, avec de l'eau de chaque côté et des rats qui attendaient le dernier moment pour me laisser passer. Je tenais fermement le guidon de mon vélo pour éviter de dévisser avec une crainte, devoir faire demi-tour à cause de la crue. Frayeur; les deux roues sont dans l'eau ... Ouf, ce n'était que sur quelques mètres ... Je recroise les doigts, écoute les bruits de la nuit, essaie de me repaître du paysage éclairé par la multitude d'étoiles et continue d'avancer. Enfin Fégréac, je vais pouvoir dé-stresser avant de reprendre la route à Saint Nicolas de Redon.

12 heures après mon départ, je suis à nouveau chez moi, prêt à repartir. 220 km pour retracer une partie de mon passé en me disant qu'il faudrait que je m'équipe mieux pour mes voyages hivernaux mais comme je me dis ça à chaque fois ...

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06 janvier 2016

Petite balade nocturne à vélo

Plutôt que de regarder la télé, lorsque la météo commence à retenir ses pleurs, j'enjambe mon vélo quelque soit l'heure et je pars sur les routes de campagne.

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Pipriac de nuit, pris avec mon smartphone, la qualité n'est pas excellente mais je tenais tout de même à vous faire partager ce petit moment où la population est chez elle et où ces lumières égaient le passage du randonneur.

IMG_20160104_214028Parfois, je me dis que je devrais vraiment investir dans un vrai appareil photo mais la commune de Sixt sur Aff ne m'en voudra pas de cette photo un peu flou.

Equipez-vous, éteignez votre téléviseur et sortez vos montures, la nuit, les paysages sont diférents mais tout aussi magnifique que le jour.

Bonne randonnée !

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04 décembre 2015

Défi n°3 réussi !!! (2/2)

Jeudi 22 octobre, 9h, il pleuvait. Météo France était toujours aussi peu fiable. J'hésitais, je tournais en rond et, finalement, je décidais de partir. Il était 10h lorsque j'enfourchais mon vélo pour rentrer. Il ne devait ni pleuvoir ni venter. La pluie s'invita à la fête et le vent décidait qu'il ne m'aiderait pas dans mon initiative de rentrer le plus vite possible mais en plus, il faisait tout pour me retenir.

Pour éviter le flot de véhicules des grandes routes que j'avais pris à l'aller de nuit, je décidais de partir à travers les côteaux de la Loire pour atteindre son rivage le plus vite possible. Billy, Méhers, Couddes, Choussy, Pontlevoy, Vallières-les-Grandes, le nez dans le guidon en entamant sévèrement mes réserves, il ne me restait que quelques kilomètres pour rejoindre les bords de Loire à Mosnes et je faisais ma première pause. Un ou deux biscuits à la figue, quelques gorgées de ma boisson de l'effort et je reprenais ma route. A Mosnes, la pluie avait presque disparu et le vent ne semblait pas pouvoir atteindre la D751. J'en profitais pour rouler à bonne allure jusqu'à Amboise et, magré un chrono qui dépassait tout juste les 25 km/h de moyenne pour 80 kù, je dus refaire le plein de mes bidons.

"Jamais je ne rentrerai, me disai-je."

80 km à cette allure et contre le vent, la machine (mon corps) allait finir par craquer. Il fallu attendre le 268ème km pour cela.

Amboise-Tours en mode automatique, j'appuyais seulement sur les pédales pour continuer d'avancer, les bras sur le guidon triathlon, me mettant de temps à autre en danseuse pour diminuer les bobos au fessier. Arrivée à Tours, déviation. Je n'allais plus avoir la Loire à mes côtés. J'entrais dans la ville avec son flot de véhicules enragés. Après quelques courses avec des conducteurs qui ne comprenaient pas qu'un vélo était bien plus rapide qu'eux en ville, je finissais par trouver la petite rue qui m'emmenait vers Berthenay. J'aurais pu filer jusqu'au bout de la route pour découvrir le Cher se jetter dans la Loire mais je préférais bifurquer sur Savonnières et, après un passage infructueux sur "la Loire à vélo", reprendre la D7.

Rigny-Ussé, je m'y arrêtais pour faire le plein et manger.

Petite anecdote : un homme agé va aux toilettes, fait son affaire et retourne dans sa voiture où sa femme l'attend. Tout heureux, il lui raconte que je suis en train de jouer au  petit chimiste en préparant mes bidons et sa femme lui rabat très vite son caquet en lui disant que ce n'est sûrement que de la poudre acheter dans le commerce que je mélange à l'eau. (Pauvre homme !)

Au moment où il est passé, je mélangeais du bicarbonate de sodium et du sucre dans mes bidons pour être sûr d'aller assez loin avant de m'effondrer. (Oui, monsieur, je jouais au petit chimiste.)

A partir de là, j'allais remettre le nez dans le guidon, passer devant la centrale nucléaire de Chinon à l'heure de la débauche, (je n'ai pas vu Homer Simpsons) et même traverser Saumur presque sans encombre (hormis un petit détour d'un kilomètre). J'allais traverser la Loire à Saint Rémy la Varenne et reprendre la même route qu'à l'aller, sans le détour de 10 km.

Km 268, le compteur affichait encore 25 km/h de moyenne. J'étais fier de moi mais c'était aussi le début de la fin. Ici, à Chazé sur Argos, commençait un retour au-delà de mes forces. Je pris mon temps pour manger et me reposer mais avant de repartir, il apparu, brillant de mille feux. Un cycliste arrivait au même moment que 22 heures sonnaient. Au moins six phares éclairaient l'avant de son vélo. Lui-même était recouvert de la tête au pied de jaune réfléchissant; celui qui ne le voyait pas était aveugle.

Le monsieur avait 66 ans et revenait de Segré où il avait rempli deux caisses de provisions. Il était à bout de souffle mais lui, il arrrivait chez lui alors qu'il me restait 90 km à parcourir. Après m'avoir raconté ses déboires avec son voisin, qu'il avait appelé les flics qui lui ont fait enlever sa voiture en panne, nous nous saluâmes et je repris ma route.

Je réussis à rallier Louisfert, à la manière d'un zombie à vélo et en faisant très peu de pause et je décidais, à ce moment, de prendre la nationale pour pouvoir continuer en mode automatique. Je n'atteignais pas Lusanger. Je dus m'arrêter un ou deux kilomètres avant pour me soulager, manger et essayer de me réveiller. Je regardais l'heure et me disais que si je rentrais avant une heure du matin, j'aurais une bonne nuit et j'aurais réussi à rouler 360 km en 15 heures. Je repris la route. Sur le plat, j'avançais bien mais le plat ne dura pas et plus je m'approchais de mon but et plus il y avait de dénivelés.

Grand-Fougeray, je m'arrêtais aux toilettes, à côté de l'église. Le coeur s'affolait. La température de mon corps s'élevait dangereusement. A ce moment, je me serais bien allongé sur ce petit muret où j'avais apposé mon vélo mais j'eus peur que la mousse humide, qui s'étendait sur le muret, ne rende le reste de mon voyage encore plus pénible qu'il ne l'était. Il ne me restait que 30 km ...

Je repartais pour la partie finale de mon périple. Je ne sais plus comment le vélo avançait mais les roues tournaient; très lentement dans les montées et un peu plus vite dans les descentes, dans lesquelles je freinais car j'avais beaucoup de mal à garder le vélo droit et en équilibre. Je ne sais plus si j'avais mal mais je souffrais et finalement, j'arrivais, anonyme, dans cette nuit où tout le monde dormait. Il était 3h du matin, je n'avais qu'une envie, dormir mais je rangeais un peu mes affaires, mangea, me déshaltéra avant d'aller me coucher.

Conclusion en chiffre :

360 km en 17h soit 21 km/h de moyenne

Sur le compteur s'affichait :

360,94 km pour une moyenne de 23,8 km/h et mon record, 25 km/h pendant 268 km.

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05 novembre 2015

Défi n°3 réussi !!! (1/2)

Après deux essais infructueux, je décidais de partir rendre visite à ma cousine en mode léger, avec mon dernier V.T.T. aménagé pour l'occasion; sacoche sur porte-bagage extensible à 11 litres, sacoche triangle pour les outils et trois portes bidons.

100_0041Après avoir déjeuné, je finissais les préparations, ma concentration et enfourchais mon vélo. Je profitais des premiers kilomètres pour me chauffer les muscles, mon objectif étant de tenir 22,5 km/h de moyenne sur le compteur pour parcourir les 360 kilomètres qui me séparaient de Romorantin à une moyenne réelle de 20 km/h. Le chrono montait progressivement, jusqu'à 24,6 km/h; une moyenne que je tenais jusqu'au km 202.

Le début de mon parcours se déroula sans encombre. J'ai même pris une heure d'avance sur mon horaire planifié, ce qui me valu d'observer un magnifique soleil rouge dans mon rétroviseur à mon arrivée au Lion d'Angers. Je m'arrêtais 4 kilomètres plus loin, à Grez-Neuville, pour m'équiper d'un gilet jaune, allumer mes lumières, ravitailler et attaquer la nuit qui n'allait plus tarder. J'appréhendais les collines , entre la Mayenne et la Sarthe, qui m'avaient fait tant souffrir lors de mon passage précédent avec mon KMX (tricycle couché). Malgré la nuit, je me surpris de la facilité avec laquelle je pédalais mais, mon assurance fut mis à mal lorsque je me trompais de direction, rallongeant par la même occasion, mon parcours d'une dizaine de kilomètres. Je réussissais malgré tout à atteindre la Loire dans les temps que je m'étais impartis.

J'aimais rouler le long de la Loire mais, ma lumière arrière s'affaiblissant, je décidais de m'arrêter pour en changer les piles. Comble de malchance, mes piles de rechange étaient déchargeaient et je perdais la vis de fixation de ma lumière; je dûs prendre sur moi pour garder mon calme pendant les dix à quinze minutes qu'il me fallu pour la retrouver. Je repartais enfin, le plus sereinement possible, pour avaler les kilomètres avant ma prochaine halte. Régulièrement, je regardais si ma lumière arrière fonctionnait encore. Par chance, la rive Nord de la Loire était fermée à la circulation pour travaux, ce qui me permis de rouler sans voiture (ou presque) jusqu'à Saumur. Une dernière pause et je traversais la Loire, la fatigue me gagnant peu à peu.

Enfin, j'arrivais à Savigny-en-Véron. J'allais pouvoir remplir mes bidons mais, par malchance, le robinet qui me fournissait l'eau de mes précédents voyages était démonté. Je remontais en selle le moral en berne et lorsque j'aperçus l'église, je me rappelais qu'il y avait souvent des toilettes à côtés. La chance me souriait. Je pus faire le plein d'eau et repartir à l'assaut de mes démons dont l'un, se prénommait "Indre".

L'Indre, cette rivière qui se jetait dans la Loire, m'intima maintes fois l'ordre de faire demi-tour. Il réitéra sa supplique mais je ne pouvais pas, je ne pouvais plus courber l'échine alors je continuais. Le froid et la fatigue se mêlaient à la bataille me forçant à m'arrêter fréquemment avant d'enfourcher de nouveau ma monture et de m'enfoncer vers l'inconnu.

J'avais suivi l'Indre sur des kilomètres, bataillant à corps perdu pour gagner mon défi mais c'est le Cher qui me fit mettre un genou à terre; à Athée-sur-Cher, je m'allongeais sur un banc et m'endormi. J'avais roulé toute la nuit et malgré ce repos de quinze à vingt minutes, à Montrichard, c'est un soleil levant qui me vit dormir sur un autre banc public. Le but se rapprochait. Je ne pouvais plus faire demi-tour. Mes provisions diminuaient et, lorsque je m'arrêtais pour regarder une dernière fois ma carte, je remarquais que je n'étais pas le seul breton à être passé par là; un fanion breton gisait sur le bas côté, m'indiquant certainement que ma route bifurquait à cet endroit. J'ai suivi ce signe et , malgré le manque d'indication, il s'avérait que j'avais pris la bonne route. Environ trente kilomètres plus loin, à onze heures, j'atteignais mon but. J'avais rallié Bruc sur Aff à Romorantin-Lanthenay, après avoir parcouru 370 kilomètres en 21 heures. Je venais de vaincre mes démons.

 

En chiffres :

Départ de Bruc sur Aff à 14h le 20 octobre 2015

Arrivée à Romorantin-Lanthenay à 11h le 21 octobre 2015

Sur le compteur, je pouvais lire 369,87 km pour 21,8 km/h de moyenne

Ma moyenne réelle étant de 17,62 km/h

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31 août 2015

Rando Billiers

Jour 1

Nous sommes le 15 août. Outre le fait que ce soit l'anniversaire de ma sœur, nous allons partir à vélo pour un petit périple de trois jours avec un couple d'amis. D'ailleurs, ils ne devraient plus tarder.

Nous finissons les derniers préparatifs, remplissons les sacoches, arrimons tentes et sacs de couchage. L'excitation plane dans l'air. La petite dernière crie, hurle, pleure, rie … Elle est bientôt attaché dans la carriole et nous commençons à pédaler.

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Il est 10 heures lorsque nous débutons notre périple et seulement 11 heures 30 lorsque nous nous arrêtons pour notre première halte, après une vingtaine de kilomètres. Le port de Glénac est ensoleillé. L'endroit est reposant. Un petit parc pour enfant accueille Sélène et Tyfenn et nous prenons la décision de déjeuner ici.

Quelques kilomètres plus loin, nous abordons le canal de Nantes à Brest. Sélène se fait un plaisir de pédaler à bonne allure pour épater Mickaël. Je me dis qu'à cette allure, elle n'ira pas très loin mais je la laisse faire, j'aviserai en temps et en heure.

Après avoir emprunté le canal sur une bonne dizaine de kilomètres, nous roulons sur une petite départementale avant de rejoindre la voie verte nous menant à Questembert. Nous traverserons Pleucadeuc, la ville des jumeaux, en plein rassemblement.

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A la fin de cette somptueuse voie verte, nous goûtons, histoire de refaire de le plein d'énergie avant de continuer l'aventure.

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Nous pénétrons ensuite dans Questembert, faisons quelques courses et nous dirigeons, via les petites routes de campagne, vers notre lieu de bivouac.

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Nous bivouaquons en famille, nos compagnons de route préférant poursuivre pour profiter de la mer et de son coucher de soleil.

 

Jour 2

Nous retrouvons nos comparses de la veille, sur la route menant au port de Penn Lann. Ils nous avouent avoir passé la pire nuit de leur vie dans un camping.

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Les filles profitent de la plage. Nous en profitons aussi avant de reprendre la route en direction d'Arzal, en fin d'après-midi. Nous stoppons sur le barrage d'Arzal pour regarder les bateaux passer l'écluse dans un sens puis dans l'autre ; l'éclusier œuvre pour faire passer le plus grand nombre de bateaux en une seule fois.

Nous bivouaquerons, tous ensemble, quelques kilomètres plus loin, sur les bords de la Vilaine.

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Jour 3

La nuit fut douce malgré une petite pluie qui tomba 5 minutes aux alentours de 2 heures du matin. Nous déjeunons à la fraîcheur, nous lavons dans l'eau chaude de la Vilaine, plions bagages et prenons la route, plutôt les sentiers en direction de la Roche-Bernard. Nous parcourons 8 kilomètres en 2 heures mais le spectacle est au rendez-vous.

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Tyfenn a tenu à marcher. Elle s'ennuyait dans la carriole et c'est compréhensible.

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Conclusion

Nous avons roulé 165 km sur trois jours, le deuxième jour ayant été surtout dédié à la plage. Nous avons vu de beaux paysages et vécu une belle expérience.

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20 juillet 2015

Défi n°3 En route vers Romorantin

Jeudi 18 juin, le soir s'annonçait calme, j'en profitais donc pour préparer mes bagages. Le vélo chargé et garé sur la pelouse me permit de sauter dessus juste après avoir emmener ma fille à l'école. En espérant ne rien avoir oublié, je montais me coucher en pensant à ce défi, ces kilomètres que j'allais avaler, à ces paysages qui allaient défiler devant mes yeux. L'excitation grandissante m'empêcha de dormir correctement mais au petit matin, la motivation gardait mes batteries pleines, prêtes à exploser.

 

Vendredi 19 juin, au retour de l'école, je sortais l'appareil photo pour le début d'un petit film. 9H09, je commençais à pédaler ; première difficulté, la côte devant chez moi. Il me fallu attendre quelques kilomètres avant que l'excitation ne redescende à un niveau convenable ; je pouvais enfin me détendre et pédaler à une moyenne que je pensais correcte en croyant pouvoir accélérer par la suite.

Premier arrêt ; des vaches traversaient la route pour se rendre dans leur pâture. Malheureusement, n'ayant jamais vu mon engin auparavant, elles restaient en plein milieu, curieuses, oubliant qu'elles avaient un champ à brouter. Le paysan sympathique, fit une percée au milieu de son troupeau pour nous laisser passer, quelques voitures et moi-même. Je n'en étais qu'à une dizaine de kilomètres mais ça me rappelait de jolies souvenirs d'enfance.

Deux heures après mon départ, je traversais enfin la Vilaine. Quelques minutes plus tard, je m'arrêtais sur un chemin pour grignoter un peu, je sentais la fringale pointer le bout de son nez et comme je me défiais sur un trajet de 360 km, j'avais prévu de quoi alimenter mon corps en conséquence.

La chaleur ne tarda pas à faire son entrée. Elle aussi voulait un rôle dans cette pièce, elle voulait jouer les troubles fête. Elle arriva à ses fins, pas dans l'immédiat mais avec le temps …

Déjeuner à l'orée d'un bois, pratiquement au même endroit que lors d'un voyage précédent que j'avais effectué en plein mois de février mais ce jour-là, tout en me souvenant, je me réjouissais qu'il fasse aussi beau et chaud. A partir de ce moment, j'allais découvrir de nouvelles routes et, de nouveaux châteaux.

De petites routes en petites routes, je finissais sur une grande route, heureusement, l'heure de pointe ne viendrait pas avant quelques heures. C'est toujours un délice de rouler sur une route bien lisse (filet de bave).

Après mettre bien fait mal mais aussi un bien fou à rouler au de-ça de mes capacités, je retrouvais les petites routes de campagne, peu roulantes mais aussi chaotiques. Je pris en chasse un cycliste qui me doubla juste au moment où je m'arrêtais pour une petite collation réparatrice. J'approchais des 80 km et malheureusement, cette chasse fut celle de trop, je sentais mes jambes me lâcher. Je décidais donc de lever un peu le pied pour récupérer car je ne voulais pas rester en rade à ce moment, pas avec si peu de kilomètres, je valais mieux que ça.

Chalain la Poterie, son église et son château, je connaissais ce village pour y être déjà passé auparavant mais jamais je n'avais remarqué cette architecture. Je décidais donc de m'arrêter et de flâner. Ca tombait bien, il y avait des toilettes avec un robinet pour refaire le plein d'eau. Au passage, je notais dans un coin de ma tête ce nouveau point d'eau histoire de le retrouver dans un périple futur. Je mangeais à nouveau sur le bord du plan d'eau, rempli grâce à l'Argos (une rivière), qui jouxtait le château. Je repartais un peu au ralenti mais toujours décidé à faire mes 180 kilomètres dans ma première jour, à une moyenne minimale de 18 km/h.

A 18 heures, j'arrivais au Lion d'Angers. 120 kilomètres de parcourus et je n'en pouvais plus. Je continuais de m'hydrater et de m'alimenter régulièrement car même si les jambes avaient mal, avec ce soleil, le moral restait au beau fixe. Les coups de soleil faisaient leur apparition mais ils n'arrivaient pas encore à me démoraliser. Le coup de pédale devenait moins appuyé et moins soutenu mais, étant de souche bretonne, rien ne pourrait m 'empêcher de réussir ce défi.

155ème kilomètre, j'arrivais à Saint Sylvain d'Anjou. Il était vingt heures quarante. Je dînais donc à côté d'un jardin d'enfant. Directement, je pensais que ma petite dernière aurait été heureuse d'être là pour aller jouer au toboggan. Je sortais ma carte routière une dernière fois pour trouver le chemin le plus court pour rallier la Loire, manque de bol, il y avait une déviation et j'ai réussi à me perdre. 10 minutes plus tard, je retrouvais le bon chemin et, sur une longue ligne droite, je vis la barrière du chemin de fer s'abaisser ; un train de marchandise passa. Je me retrouvais, dans ma tête, sur le tour de France. La fatigue étant bien encrée, les images, aussi diverses que variées, chahutaient mon esprit.

Enfin la Loire ! Il était 22 heures et … Peut-être trente ou moins, je me souvins avoir allumé mes lumières à 22 heures 40 car de nombreux automobilistes me faisaient des appel de phare. Pas très longtemps après, je traversais enfin la Loire ; plus que quelques kilomètres, une vingtaine, tout au plus.

23 heures était déjà bien entamé lorsque j'arrivais sur mon lieu de bivouac qui avait été pris d'assaut par des carpistes. Je m'arrêtais à côté de l'un d'eux et ne bougea plus jusqu'au lendemain. Après avoir installé mon sac de couchage, fait mes étirements, mettre un peu nettoyé, je m'endormais assez rapidement.

Cette nuit-là, un moustique était venu me saluer et était reparti sans sa petite collation. Ce qui me permis de dormir 4 heures d'affilées.

 

Samedi 20 juin, il était 5 heures du matin lorsque je déjeunais, m'étirais et rangeais toutes mes affaires. (Ne jamais lésiner sur les étirements). Les pêcheurs ne sauront jamais qui était venu cette nuit-là. J'étais arrivé de nuit et étais reparti de bon matin, avant qu'ils ne soient levés.

Il était 6 heures lorsque je recommençais à appuyer sur les pédales de mon tricycle couché. Un jeune cerf qui traversait la route, s'arrêta. La surprise se lisait sur sa tête. Il n'attendit pas que je sois arrivé sur lui pour repartir gambader dans les prés et les bois.

Je pensais, après cette rencontre, que la journée allait bien se dérouler mais c'était tout l'inverse qui se passa. J'arrivais à Saumur avec une heure de retard sur l'horaire que je m'étais imposé. Je m'étais trompé de parcours, me rallongeant et surtout diminuant ma moyenne. Lors de ma première journée, j'avais réussi à parcourir 188 kilomètres à une moyenne de 17 km/h (en dessous de mes prévisions) mais mon compteur n'affichait même pas 16 km/h de moyenne lorsque je sortis de Saumur, et ça n'allait pas s'arranger.

Visite troglodytique, sympathique mais ça m'a fait perdre du temps. J'ai aperçu la départementale alors je l'ai emprunté (il faudra que je pense à la rendre). Les jambes étaient douloureuses, le morale commençait à s'en aller car je voyais le temps s'écouler sans que j'y puisse quoi que ce soit …

Je traversais la Vienne et la suivi doucement sur cette petite route calme et ombragé lorsqu'un VTCiste me doubla en me saluant. Son compagnon de route ralenti et resta à ma hauteur. Je levais alors la tête et aperçu un vélo couché. D'un coup, la joie envahissait mon corps. Nous discutâmes pendant une bonne demi-heure tout en roulant à bonne allure. Il entreprit ensuite de rattraper son collègue et j'en profitais pour prendre sa roue ; 25 km/h, ça ne pouvait que m'aider à arriver à temps chez ma cousine, à Romorantin. Malheureusement, ça n'a pas duré longtemps. Nos routes se séparèrent et ma vitesse diminua à nouveau. Je sentais que le moral m'échappait. Je devais trouver quelque chose pour qu'il reste, qu'il m'accompagne jusqu'au bout …

Avoine, sur la place centrale du village, un groupe de cyclorandonneurs, ils me regardèrent avec admiration et bien je devais admettre que ça aussi, le regard des autres, me réchauffa et redonna de l'entrain. A partir de là, il devait être 9 heures, je n'ai pas arrêté de croiser d'autres cyclorandonneurs mais, malheureusement pour moi, toujours dans le sens inverse de ma marche.

Je traversais l'Indre et me rappelais où j'avais, trois ans plus tôt, en hiver, abandonné pour problème mécanique (du vélo et du cycliste). D'un coup, j'ai voulu arrêter et puis, je me reprenais, me disant que je valais mieux que ça, mieux que ces quelques petits kilomètres parcourus, que j'étais capable d'aller jusqu'au bout, que la forme aller revenir. (A chaque arrêt, lorsque je me levais de mon vélo, je manquais de tomber car je ne tenais plus sur mes jambes tellement elles me faisaient souffrir mais bizarrement, lorsque je pédalais, elles continuaient de me faire avancer).

Midi, Azay le Rideau, je m'arrêtais dans un joli petit parc sur les bords de l'Indre. Le moral se trouvait si loin au fond de mes chaussettes que je ne réussis même pas à l'apercevoir. Plus je regardais la carte et mon compteur et plus je me disais que je n'arriverais pas chez ma cousine avant la nuit. « Allait-elle m'attendre jusque là ? »

Je calculais et recalculais mon itinéraire, choisissais plusieurs options mais rien n'y faisait, il me restait plus de 100 kilomètres à parcourir. « Je n'y arriverai jamais. » Cette phrase rebondissait sur toutes les parois de mon cerveau sans jamais s'en échapper. J'étais perdu. Pourquoi n'étais-je pas capable de rouler aussi vite et aussi loin ? Des milliers de questions se superposèrent … Je me mis à manger et, un couple de retraités arriva. Ils cherchaient un endroit où s'installer pour déjeuner. Etant seul sur ma table, je les invitais à se joindre à moi et nous commençâmes à discuter. C'est en leur parlant que je décidais d'arrêter ici et de faire demi-tour. Pourtant, en leur parlant, et en mangeant la part de clafoutis aux cerises qu'ils m'avaient généreusement offert, mon moral était ressorti de sa cachette et dans mes chaussettes, il n'y avait plus que mes pieds.

A midi, le deuxième jour, j'avais parcouru 77 kilomètres lorsque je pris la décision d'abandonner mon défi qui était de rallier Bruc sur Aff (35) à Romorantin (41) soit 360 kilomètres sur le papier en deux jours. Je recommencerai mais en ajustant le kilométrage car, avec les tours et les détours, les 360 kilomètres passeraient plus certainement à 400 kilomètres.

 

Le retour, à la sortie de Azay le Rideau, un cyclorandonneur du dimanche (juste deux toutes petites sacoches) me doubla. J'entrepris de prendre sa roue. Il roulait entre 18 et 20 km/h, ce qui me convenait très bien. J'avais repris du poil de la bête. Je n'avais plus d'impératif, je pédalais donc plus sereinement. 10 ou 12 km plus loin, il partait à gauche alors que je prenais à droite pour retourner sur les bords de Loire. Directement, ma vitesse diminua. Il n'est pas facile de pédaler seul lorsqu'on a eu une défaillance. Arrivée à Bréhémont, deux cyclorandonneurs arrêtés sur la levée du bord de Loire me regardèrent passer, intrigués. Il ne leur a pas fallu longtemps pour me rattraper, je ne roulais, à ce moment-là, qu'à 14 km/h. Là encore, je pris leurs roues. J'aime m'accrocher à la roue des cyclistes qui roulent bien. Avec mon V.T.T., je ne fais aucun effort pour les suivre car je me sers de leur aspiration pour avancer, avec mon KMX, je suis obligé d'appuyer sur les pédales mais ça réveille mon esprit combatif et me permet ainsi de me surpasser. D'ailleurs, l'un d'eux, en se retournant, vit que je les suivais. Ils entreprirent d'accélérer et de 18 km/h, nous passâmes à 22 km/h. Quelques kilomètres plus loin, celui qui était juste devant moi, montra des signes de fatigue. D'abord, il secoua ses mains pour y faire circuler le sang et un peu plus loin, il se levait de la selle. Il souffrait. J'en profitais donc pour le dépasser et partis à la chasse de son comparse qui avait pris quelques centaines de mètres d'avance. Il roulait maintenant à 24 km/h mais comme ce regain de forme m'avait boosté, je ne pouvais plus rester derrière lui, il n'avançait plus assez vite alors je doublais et partis seul sur cette route qui suivait la Loire. Je savais qu'il me rattraperait car, avec leurs deux roues, ils étaient avantagé sur les chemins cahoteux, chemin que j'allais emprunter quelques kilomètres plus loin. Je forçais un peu pour éviter de me faire rattraper trop vite car je voulais profiter à nouveau de leurs roues après ce passage mais personne ne me rattrapa. Je fis donc une pause, pas trop longue car, avec tous les coups de soleil que j'avais pris, plus la surchauffe de mon moteur (corps), les moustiques commencèrent à me dévorer. Personne n'arriva. J'avais dû les tuer sur la route. Je repartais donc, tout triste, sur ce chemin où je me sentais honteux d'avoir abandonné, seul, en pleine après-midi.

Tout en m'arrêtant encore plusieurs fois, je retournais gentiment jusqu'à mon point de départ de la journée. A 22 heures, je plantais la tente car dès que je m'étais arrêté, un moustique se pointa. La chaleur de mon corps le rendait hystérique. Je réussis à me faire piquer trois fois avant de me mettre à l'abri derrière la moustiquaire de ma tente. Habituellement, je ne me fais jamais piquer par les moustiques mais comme pour tout, il y a des exceptions et, j'ai vu les parties de mon corps piqué, gonfler. Le moral et la fatigue n'aidant pas, je m'étais endormi tout habillé, ce qui me valu le lendemain, des échauffements. La moindre petite erreur, dans ce genre de périple, ne pardonne pas.

Malgré la lourdeur de mes jambes et le mental qui m'avait abandonné, je fis 155 kilomètres à une moyenne de 14 km/h ; 155 kilomètres dans un état déplorable me redonna le sourire pour le lendemain.

 

Dimanche 21 juin, c'était l'anniversaire de ma cousine, c'était aussi le premier jour de l'été et, la fête de la musique. Toute la nuit précédente, j'ai entendu le rythme effréné d'une musique techno ; du moment où je m'étais posé jusqu'à 6 heures du matin, toujours le même rythme, de quoi rendre marteau.

Donc, en ce premier matin d'été, je devais passer à Beaufort en Vallée pour donner des graines de maïs arc en ciel Incas à une amie. Visite de courte durée car elle partait sur la côte, en train, faire du vélo. Elle me proposa de venir avec elle. Il est vrai que du Croisic jusqu'à chez moi, il n'y a que 80 kilomètres, ce qui m'aurait rapproché de 100 kilomètres mais, l'inconvénient du KMX, c'est qu'il est trop grand pour rentrer dans une voiture ou un train. Je repris la route à 7 heures 30 sur les routes sinueuses d'Anjou en direction de la Bretagne. Je me rallongeais de 10 bons kilomètres (j'aime l'Anjou).

Le dimanche matin, les cyclistes sont de sortis, c'est bien connus et bien ce fut le cas et merci à eux. Chaque fois que l'un d'eux me doublait, j'attrapais sa roue. Après avoir traversé la Sarthe, j'ai même servi de bouclier anti vent à l'un d'entre eux. Avec mon engin, je n'ai que très peu de prise au vent et avec tous mes bagages, je devais offrir un bon abri, surtout à 22 km/h sur du plat. Malheureusement, je me retrouvais seul lorsque les ascensions commencèrent. On pourrait croire que l'Anjou est plat mais aux abords de la Mayenne, ça grimpe, parfois sur plusieurs kilomètres. Je me surprenais parfois à grimper à une vitesse avoisinant les 16 km/h (habituellement, je grimpais le même dénivelé à 10 ou 12 km/h), ce qui voulait dire que malgré la douleur de mes jambes, mes muscles se renforçaient. A Grez Neuville, j'entrepris d'emprunter la vélo Francette, que je suivais déjà depuis quelques kilomètres. Je pris donc le halage de la Mayenne pour éviter les côtes que j'avais pris à aller. Il me mena directement sur l'hippodrome du Lion d'Angers, petit détour que je ne referais pas, très peu roulant, surtout avec un trois roues.

Dimanche après-midi, il y avait plus de roues à suivre alors je rentrais en mode veille, un mode où je pense, je réfléchis à la moindre petite chose qui traverse mon esprit. A ce moment, c'était la physique appliquée et les réactions de mon corps face aux efforts, à la fatigue, au climat … Lorsque je rentre dans cette phase d'auto-analyse où je rêve quasiment éveillé, je ne sens plus les efforts et ne vois même plus le paysage défiler. Malheureusement, ça ne dure jamais assez longtemps …

J'étais à Erbray lorsque la réalité me rattrapa. Je finissais d'avaler mes dattes séchées au soleil du Sahara et je repris la route sans savoir jusqu'à quand j'allais pouvoir pédaler. Mes forces m'avait abandonnées, la volonté avait aussi fuit le champ de bataille. Je voulais m'arrêter mais quelque chose m'en empêchait. Je continuais alors tranquillement à pédaler dans un état proche de la léthargie quand, j'aperçus au loin un grand panache de fumée. Je roulais alors sur les hauteurs de Mouais. Un feu brûlait sur une commune avoisinante du Grand Fougeray. Il faudrait que je prenne la bonne route pour l'éviter.

Je m'arrêtais à Mouais pour dîner, sur le bord du plan d'eau, j'y aurais planté ma tente si je n'avais pas remarqué que mon compteur affichait un nombre qui me poussa à repartir ; j'allais dépasser les 200 km dans la journée si j'arrivais à rentrer chez moi. Plus de force, la nuit allait tomber et pourtant je continuais de pédaler. Je songeais bivouaquer sur les bords de la Vilaine mais, avec seulement 20 km à faire, j'étais trop proche de la maison et je pouvais dépasser les 200 km. La vitesse n'était plus là, l'heure s'avançait et malgré ça, non seulement je voulais rentrer mais en plus, je voulais le faire avant minuit.

Je suis rentré chez moi, éreinté, à 23h30. J'étais fier malgré la déception d'avoir abandonné mon défi, fier d'avoir réussi à parcourir 200 km dans la journée. Je sais, dorénavant, que je suis capable de le faire donc, la prochaine fois, j'y arriverai !!!!

De rivières en fleuve en rivières

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17 mai 2015

De Bruc sur Aff à Beaufort en Vallée

Mon deuxième défi de l'année commença à 16h sonnantes le samedi 9 mai 2015. J'ai pris la route avec un vent d'ouest qui me poussait vers ma destination. J'empruntais la voie vert de Lieuron jusqu'à Châteaubriant soit une soixantaine de kilomètresde pure bonheur.

Voie verte menant à Bain de BretagneJe n'ai pas regretté d'avoir roulé quelques kilomètres de plus, la découverte dépassait mes attentes.

Voie verte en direction de Chateaubriant

voie verte partie roulante

voie verte partie moins roulanteMalgré le fait d'en avoir pris plein la vue, cette voie verte reste accessible uniquement aux V.T.C. et aux V.T.T.

 

Arrivée à Châteaubriant à 20h, je dînais sur un banc à quelques encablures de la fin de la voie verte (qui est proche du centre ville) et partais ensuite sur la départementale pour ne la quitter qu'à Saint Jean de Linière, où, après quelques kilomètres de petites routes dans l'obscurité, je retrouvais la Loire à vélo. Ca faisait longtemps que je n'avais pas roulé sur une grande route et, de nuit, la circulation ne m'ennuyait pas beaucoup, sauf aux abords d'Angers. Sur cette portion très roulante (D963), je ne fis qu'une seule pause, au moment où la fringale pointait son nez. Je m'arrêtais bien plus souvent sur les bords de Loire; la fatigue oeuvrait.

Finalement, j'arrivais à Saint Rémy la Varenne, après 163 km, à 1h45 (en pleine nuit). L'emplacement où j'avais prévu de dormir étant occupé, je dûs chercher un autre endroit et je tombais par hasard, sur un chemin d'interpértation qui expliquait les diverses crues de l'histoire de Saint Rémy la Varenne. A chaque panneau explicatif, il y avait une petite terrasse en bois. Je m'y allongeais pour en tater le confort et ne me releva que 10 minutes plus tard. Je n'eus que le temps de sortir mon sac de couchage avant de m'endormir avec une sonate interprété par diverses grenouilles.

Bivouac à St Rémy la VarennesAprès seulement 4 heures de sommeil, je me réveillais avec la Lune, écrivais quelques mots sur mon carnet de voyage et reprenais ma route vers Beaufort en Vallée où une journée de jardinage m'attendais.

La loire à St MaturinLa traversée de la Loire au petit matin.

Après un peu de désherbage, beaucoup de bavardages et un pique-nique gargantuesque, tout le monde se salua et s'en alla. Il me fallut un peu plus de temps pour lever le camp car je devais organiser au mieux mes sacoches pour le voyage du retour. A 19h30, j'enfourchais enfin ma monture, direction la Loire. Un dimanche soir, la circulation sur la levée n'étant pas trop dense, je roulais au plus près de ce fleuve majestueux.

Je mangeais avant de traverser Angers par le sud, surtout pour me laisser le temps de trouver la trajectoire la plus adéquate. Je ne voulais pas griller toutes mes forces dans une ascension démesurée ou en luttant pour éviter de me faire renverser par un bolide. Mon choix ne fut pas des plus judicieux, la route sinuait dans une pénombre qui s'intensifiait et le revêtement semblait, à s'y méprendre, à celui d'un chemin cailloteux. La fatigue m'invitait à trouver un endroit pour dormir mais je luttais. Du coup, juste le fait de garder le vélo droit devenait une épreuve titanesque. Une image envahissait mon esprit, celle de me laisser tomber sur le bas côté et de m'endormir dans un lit d'herbes fraîches.

Je retrouvais enfin la départementale. La nuit étant avancée, les rues de Bécon les Granits furent désertes. Je remplissais mon estomac d'un bon riz au lait fait maison et reprenait la route quelques minutes plus tard. Dans la ville suivante, je m'endormais par terre, sur les bords d'un plan d'eau avant d'être réveillé par le froid. Je répétais cette expérience dans chaque ville que je traversais, dormant par terre ou sur un banc, jusqu'à l'aube.

Etang de Bain de BretagneAvec la venue du Soleil, la fatigue se résorbait. Je pus finalement rentrer chez moi, à 11h45 le lundi,, totalement épuisé mais heureux d'avoir parcouru tous ses kilomètres en parti de nuit.

En conclusion :

De Bruc sur Aff à Saint Rémy la Varenne : 163 km

De Saint Rémy la Varenne à Beaufort en Vallée : 15 km car j'ai visité un peu.

De Beaufort en Vallé à Bruc sur Aff : 180 km

En tout, j'ai pédalé 360 km en 19 heures passé sur le vélo mais je suis parti un peu moins de 40 heures de chez moi.

Un petit extra, ma tête après l'effort ! ;)

Ma tête après un effort

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14 mai 2015

Bruc sur Aff - Basse Indre

Mon premier défi de l'année fut de rejoindre Basse-Indre, sur les bords de Loire, pas très loin de Nantes. Un périple long de 140 km par un temps très incertain. Le vent soufflait dur, les nuages se succédaient laissant parfois s'échapper quelques pleurs. Le soleil réussi à les disperser pendant une partie de l'après midi mais, ils reprirent de plus belles plus tard, alors que je traversais Nantes.

Mon vélo de voyageMon vélo, avec lequel j'ai déjà roulé plus de 50 000 km. Acheté en 1995 chez Decathlon avec le peu de moyen que j'avais, il résiste encore aux années et au traitement que je lui inflige. Depuis cette année, je me suis équipé de sacoches RED étanches, contenance 20 litres mais je leur trouve tout de même un défaut, il leur manque une petite poche supplémentaire externe. J'entrevois d'en rajouter deux autres à l'avant du vélo car elles sont tout de même juste lorsque je dois emporter tout mon paquetage.

Sur la photo, on peut aussi voir ma toile de tente. Un petit dome acheté chez E.Leclerc avant les années 2000 pour 10 frs. Je trouve tout simplement incroyable qu'elle me suive encore dans mes périples, sans aucune égratignure.

Pour descendre jusqu'à Basse-Indre de chez moi, j'ai emprunté le canal de Nantes à Brest qui sert aussi à la Vélodyssée. Malgré le mauvais temps, j'ai apprécié les paysages rencontrés tout au long mon voyage. Il y a quand même un bémol, la Vélodyssée est très bien indiquée jusqu'à la Chapelle sur Erdre mais après, il faut connaitre pour ne pas se perdre et dans Nantes, il devient impossible de suivre le parcours "fléché" si on ne le connait pas. De plus, malgré la présence de nombreuses pistes cyclables, il est vraiment dangereux d'être un cycliste en ville, même à Nantes.

Mon défi devait normalement comprendre l'aller et le retour mais comme la météo n'était pas terrible et que le vent soufflait fort, lorsqu'on m'a proposé de me rapprocher à mi-chemin (on me déposait à Blain), je n'ai pas mis longtemps à accepter. Du coup, je n'ai pédalé que 70 km le lendemain et j'étais heureux de rentrer car mon boitier pédalier présentait des lassitudes à vouloir continuer de travailler. D'ailleurs, il se cassa quelques jours plus tard, par chance, juste à 1 km de chez moi.

En conclusion :

J'ai roulé 140 km le samedi pour rejoindre Basse-Indre à 18h en partant à 10h de Bruc sur Aff à une moyenne 18 km/h (temps passé sur mon vélo).

Au retour, 70 km de Blain jusqu'à Bruc sur Aff, toujours à la même moyenne soit 210 km en deux jours.

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